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IVADO, 950 Av. Beaumont, suite #201, salle 2091, Montréal, QC H3N 1V5, Montréal, QC
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Gratuit
Un événement organisé par le Regroupement IVADO – Éthique, EDI et Engagement autochtone
La diffusion massive des systèmes d’intelligence artificielle (IA) transforme notre façon de décrire l’action des machines, désormais qualifiées d’« agents » multimodaux, autonomes, conversationnels, décisionnels, etc.
Or, le concept d’agentivité est pluriel, contextuel, et la tension semble réelle entre l’usage computationnel du terme « agent » ou « agentique » et l’usage philosophique. Les modèles en IA décrivent souvent des agents sans supposer nécessairement subjectivité ni responsabilité morale forte, tandis que la philosophie interroge l’agent comme membre d’une communauté morale et politique. Cette divergence favorise des glissements conceptuels, car dans le débat public (et parfois scientifique) on mélange ces registres en attribuant aux IA des « décisions », « choix », « comportements » voire des « intentions ». Il est donc urgent de clarifier les usages du terme « agent », de la notion d’ « agentivité artificielle » et de l’IA agentique.
Ce colloque propose un espace structuré de dialogue interdisciplinaire entre des chercheuses et chercheurs en philosophie et en intelligence artificielle. Il vise à renforcer l’intelligibilité théorique des discours sur les « agents IA » tout en nourrissant une réflexion critique sur les implications sociales, politiques et normatives de l’agentivité artificielle.
Programme
8h30 – 9h00 : Accueil et enregistrement
9h00 – 9h30 : Mot de bienvenue
Aaron Courville (Université de Montréal)
9h30 – 11h00 : Quelles sont les conditions minimales (nécessaires et/ou suffisantes) pour parler d’agentivité artificielle d’un point de vue philosophique et technique ? Lesquelles comptent vraiment ? Quelles sont les définitions d’un agent pour un informaticien ?
Jocelyn Maclure (McGill University), Hugo C. Lefebvre (McGill University), Clemence Bergerot (Humboldt University), Jeff Sebo (NYU)
11h00 – 11h15 : Pause
11h15 – 11h45: Faut-il une conscience ou une expérience phénoménologique, ou suffit-il d’avoir des propriétés comportementales pour être un agent ? Autrement dit, comment comparer les critères philosophiques et les critères techniques sans parler de choses différentes sous le même concept ?
Joé Martineau (HEC Montréal), Patricia Gautrin (Université de Montréal), Alexis Morin-Martel (McGill University)
12h45 – 2h00 : Lunch
2h00 – 3h30 : Quel vocabulaire commun permettrait d’éviter les glissements anthropomorphiques. Les notions issues de la philosophie de l’action (intentionnalité, délibération, agir pour des raisons, etc.) se laissent-elles traduire dans des cadres comme BDI (Belief- Desire-Intention) (Rao & Georgeff 1991, 1998), la théorie de la décision, les LLM-agents ?
Annie Pullen Sansfaçon (Université de Montréal), Audrey Durand (Université Laval), Dominic Martin (Université du Québec à Montréal), Anandi Hattiangadi (Stockholm University)
3h30 – 3h45 : Pause
3h45 – 5h15 : Dans quelles conditions un système artificiel peut-il être légitimement considéré comme un agent : l’adéquation comportementale observée de l’extérieur suffit-elle, ou l’attribution d’une véritable agentivité exige-t-elle un accès à ses états internes et à ses mécanismes constitutifs ? Quid des agents collectifs?
Daniel Weinstock (McGill University), Xabier Barandiaran (University of the Basque Country), Tegan Maharaj (HEC Montréal), Marion Korosec-Serfaty (Université du Québec à Montréal)
5h15 – 5h30 : Mot de clôture
Daniel Weinstock (McGill University)